6. Validation concrète, partie 1
Le billet précédent portait sur la validation générale, ou a priori, du contexte de communication.
Les trois prochains billets traiteront de la validation concrète, ou a posteriori, de vos travaux. En voici la première partie : la validation rapprochée, à l'abri des regards, hors Web et autres tribunes.
Validation rapprochée
- Obtenir les services de réviseurs
- Travailler en collaborationVoilà un excellent moyen de se faire réviser et de réviser les autres de manière indirecte. On profite d'une variété de sources terminologiques et d'options phraséologiques. On discute d'égal à égal. C'est le moyen parfois le plus lent, certes, mais le plus sûr et le moins coûteux de valider la qualité des textes. C'est aussi une excellente manière d'élargir son réseau, de sortir de sa solitude ou de sa tour d'ivoire. Enfin, c'est bon pour l'humilité, qualité dont je traiterai pour conclure cette série. Proposez des solutions et soyez ouverts aux commentaires sans perdre votre esprit critique. Établissez les règles, indiquez le parcours, et vous aurez des réponses pertinentes assez rapidement.
- Soumettre une question à un collègueIl s'agit de la validation la plus rapide. Or, est-ce un moyen sûr? Il m'est arrivé d'obtenir des réponses plus ou moins fiables et des options discutables de collègues pressés sans leur avoir d'abord donné tout le contexte. Solution : consulter plus d'un collègue, soumettre le passage ou le texte complet en décrivant les paramètres d'exécution. Constituez-vous un tableau pour l'envoi de questions, accompagnées des sources et des options proposées.
Est-il nécessaire de se faire réviser après cinq, dix ou vingt ans de travaux ininterrompus, dans une spécialité dont peu connaissent la terminologie et le contexte de rédaction? Oui, pour maintenir la validité de son travail et, du coup, fidéliser sa clientèle. Il est impératif que de jeunes traducteurs s'en prévalent pour renforcer leurs compétences stylistiques, d'abord, puis leur souplesse. Car la communication écrite est un sport. Le rédacteur est un sprinter (publicités, articles) ou un marathonien (études, reportages), et le traducteur, un acrobate (publicités) ou un spéléologue (romans, textes anciens). Quant au réviseur, c'est un arbitre. Dans un autre ordre d'idées, on peut aussi le comparer au contrôleur fiscal. Pensez à Cheval dans le film Dîner de cons de Francis Veber. Recourir aux services de réviseurs, ne serait-ce que périodiquement, me semble le moyen le plus utile de s'assurer une solide réputation. Or, armez-vous de sources et de références linguistiques pour valider vos travaux si vous exigez d'eux qu'ils justifient leurs recommandations et modifications.
Le septième des neuf points de la série sur la lisibilité portera sur la validation publique.

Contenu fort bien rédigé et hautement intéressant. Bravo et bonne continuité!
RépondreSupprimerNathalie Thériault
Réviseure-correctrice